C'est Laennec, médecin du début du XIXème siècle qui invente le stéthoscope, avec un tube en bois d'une trentaine de centimètres.
Appliqué sur le thorax d'un patient il découvre que les bruits du coeur sont nettement mieux entendus que par l'application directe de l'oreille. Depuis, si le principe en est conservé, le stéthoscope a évolué avec les techniques modernes, et tous les médecins sont équipés avec du matériel léger et très efficace.
D'autres domaines que la médecine utilisent le principe du stéthoscope, robuste et peu coûteux.
: C'est ainsi que certaines flottes aériennes sont équipées de casques auditifs individuels dont le prix de revient est extrêmement bas.
La prise de la tension artérielle se fait à l'aide d'un tensiomètre et d'un stéthoscope.
Le stéthoscope, par l'amplification des sons, a permis de déterminer avec précision les deux chiffres de la pression artérielle. La tension supérieure corrrespond à la pression lors de l'arrivée du flux sanguin, de l'ordre de 120millimètres de mercure. La tension basse, (dont la valeur est environ la moitié de la précédente) correspond à la pression résiduelle qui permet aux artères de continuer à alimenter les capillaires sanguins.
Un brassard gonflable (au niveau du biceps) comprime l'artère humérale. Un détendeur diminue la pression jusqu'au moment où l'onde sanguine est détectée avec le stéthoscope. La tension basse correspond à celle qui est observée lorsque le bruit du flux sanguin disparaît.Un souffle apparaîssant après le 1er bruit (fermeture des valves mitrale et tricuspide) est dit systolique (rétrécissement aortique et pulmonaire.Il trahit une déficience de ces valves. Un souffle plus tardif, après le second bruit du coeur (fermeture des valves sigmoïdes aortique et pulmonaire) est dit diastolique.Il indique une défaillance des valvules sigmoïdes à la base de l'aorte et du tronc pulmonaire