Comme dans un moteur d'automobile, le rendement dépend de l'étancheité des soupapes. Lorsque celles-ci fuient et sont à roder, le rendement diminue, la voiture tire moins bien, le moteur chauffe. Pour le coeur, c'est l'état des valves, celui du muscle cardiaque et l'état des artères coronaires qui conditionnent le rendement de la pompe cardiaque.
Le manque d'étancheité des valves mitrale, tricuspide et sigmoïdes qui interdisent au flux sanguin un retour en arrière, peut provenir d'une cause lointaine, comme le rhumatisme articulaire aigu consécutif à une angine mal soignée.
Le coeur, dans le cas d'insuffisance mitrale et tricuspide ne peut plus assurer un débit de sang suffisant. Le rétrécissement de l'orifice d'une valve gêne le passage du sang, vers le ventricule gauche (rétrécissement mitral) ou vers l'aorte (rétrécissement aortique).Le rétrécissement aortique s'il est très "serré" peut causer de l'angine de poitrine. Une septicémie (passage d'une bactérie comme le streptocoque ou le staphylocoque dans le sang) peut entraîner une infection des valves (endocardite) qui les détruit et provoque donc des fuites valvulaires.
Une surpression en aval des valvules sigmoïdes, causée par une tension anormalement élevée (dépassant 20) qui se traduit souvent par des maux de tête, oblige le coeur à travailler davantage pour faire passer la même quantité de sang dans les artères. Elle provoque donc sa fatigue.Un souffle après le 2ème bruit du coeur (fermeture des valves sigmoïdes aortiques et pulmonaires) est dit "diastolique" (insuffisance aortique, rétrécissement mitral dont la gravité est très variable). Cette insuffisance peut s'installer progressivement (chronique) ou elle peut être brutale.
Le rendement dépend enfin de l'état du muscle cardiaque. La toxicité de l'alcool vis à vis du myocarde entraîne chez les éthyliques une baisse du rendement du muscle, une fatigue générale qui n'apparaît que très tardivement, c'est l'essoufflement qui est le symptôme le plus fréquent. Si l'enveloppe externe du coeur, le péricarde est enflammé, du liquide apparaît entre ses deux feuillets, le remplissage des cavités cardiaques est gênée par cette pression supplémentaire.
Chez le foetus, un canal existe entre l'aorte et le tronc de l'artère pulmonaire. Ce canal disparait normalement ensuite, mais parfois il subsiste. La "maladie bleue" des nourissons n'est pas causée par la persistance de ce canal mais par d'autres cardiopathies congénitales dites cyanogènes où le sang veineux appauvri en oxygène et enrichi en gaz carbonique, se mélange au sang artériel.